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Réactions de Patrick Dabernat (Directeur de Chabé Limousine) sur le projet de loi

Dans le cadre de nos investigations, nous avons contacté Patrick Dabernat, Directeur Général de Chabé Limousines. Celui-ci a réagi au projet de loi voté en deuxième lecture à l’Assemblée et a longuement insisté sur la nécessité d’attendre les décrets pour parler d’une éventuelle stabilité du conflit.

Patrick Dabernat, président de Chabé Limousines

  Patrick Dabernat, président de Chabé Limousines

Avant 2010, la réglementation nous paraissait suffisamment rigoureuse pour que les différents opérateurs de la GR travaillent de manière équitable et qu’il y ait suffisamment de contrôle, il faut dire également que nous étions seulement 483 entreprises à bénéficier de ce numérus clausus. Avec la nouvelle loi Tourisme et l’arrivée des néo VTC, les dérives ont commencé. A trop libéraliser, on a ouvert une brèche. Ainsi, encore aujourd’hui, on peut très facilement s’inscrire sur Atout France. De nombreuses personnes ont été attirées par le métier de VTCiste. La concurrence est donc très diversifiée et pour le moins anarchique.

On peut imaginer que d’ici à 10 ans, plus de 30 000 nouveaux VTCiste seront arrivés sur le marché. Or, à l’heure actuelle Paris est déjà une capitale totalement engorgée par un trafic en constante croissance. Ce qui implique nécessairement de prendre un certain nombre de mesures. Au mois de juin dernier, Laurent Fabius a annoncé lors de la clôture des assises du tourisme qu’un certain nombre de voies expresses des aéroports vers Paris allait rapidement être ouvertes pour les taxis et les bus. Ce serait contraire à la règle d’équité si les VTCistes n’obtenaient pas l’autorisation d’entrer sur ces voies.
Aujourd’hui, la situation sur le marché du transport de personnes pose de nombreux problèmes et cela ne va pas s’arranger avec la nouvelle loi. Celle-ci ne convient pas aux partis en présence même si elle cherche à développer une concurrence plus équitable. Les néo-VTC ont innové dans ce métier, ils ont apporté de nouveaux outils, il est donc absurde qu’ils ne puissent pas en profiter même si l’objectif de certaines de ces entreprises est de lever des fonds, se développer, pour ensuite revendre leur société, sans jamais avoir été rentable. Uber a d’ores et déjà annoncé qu’il se rendrait au conseil constitutionnel pour faire tomber un certain nombre de décrets à paraitre. Les taxis quant à eux se battent pour conserver leur numerus clausus et pour éviter que les néo VTCistes ne leur prennent encore plus de part de marché. Il me semblerait d’ailleurs légitime que les nouvelles licences des taxis ne soient plus cessibles.
Il est déjà extrêmement complexe de légiférer en incluant les taxis, les néo-VTC et les acteurs spécialisés dans le tourisme d’affaires et de loisir (ex GR). Nous attendons donc avec impatience les décrets qui vont préciser cette situation extrêmement compliquée.
L’une des plus grandes incongruités du projet de loi aurait été d’imposer le retour à une base arrière ou un lieu de stationnement autorisé entre deux courses. Il est absurde de vouloir densifier le trafic, c’est même antinomique d’un point de vue écologique.
Nous sommes localisés à Nanterre, le gros de notre business s’effectue au centre de Paris et vers les aéroports. Comment aurait-on pu demander à nos 150 chauffeurs de revenir à la base après chaque course, sachant qu’en moyenne leur client suivant arrive d’ici à 2h ? Le cœur de notre métier est la réservation préalable. Elle implique le Stand By. Imaginez également la logistique à mettre en place derrière tout cela, c’est irréaliste. Heureusement que les sénateurs sur nos suggestions se sont prononcés contre cette mesure aberrante et que les députés en deuxième lecture ne sont pas revenus sur l’alinéa 33 « à moins de justifier d’une réservation préalable ».
En l’état cela nous convient bien car nous pouvons toujours justifier de contrats avec le client final. Par ailleurs, cet article permet également de limiter la maraude électronique de certaines plateformes de réservation en ligne.

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Un commentaire

  1. BEN MEFTAH dit :

    vous les Chabé et Limousine vous vous êtes fais avoir en 2010 avec les vtc et vous n avez rien dit et vous voulez que nous on se tees ou on laisse faire les choses ? NON quand au par avant il n y avait pas ces vtc et que vous existiez il n y avait pas de soucis mais eux ces vtc font du taxis maquis et le taxi d origine a ces propres règles et obligations dont les chauffeurs de taxi s y soumettent et payent le prix donc pas questions de faire du taxi sans être taxi ! dans 10ans vous dites 30000 autres vtc et vous allez vous garer ou? déjà aujourd huit vous etes sur les stations de taxis les airs de livraisons dans les couloirs de bus les virages les trottoirs les reserves daeroports et de gares en étants le plus proche de ces endroits geolocaliser par rapport a un autre vtc en espérant via une application avoir une course ! c est vraiment l anarchie et ça ne dura pas vous meme vous faites des courses aujourd huit prix vtc nouvelles génération quand vous n avez pas vos anciens clients ! la concurrence a armes egales s appelle la loi de la conqurence mais pas cela c est pour ça que ça dois changer !

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